1911-A1 Jim Boland, KWC (review nostalgie!)

Ahhhh cette réplique… qu’ est ce qu’ elle a pu me faire baver étant gamin! Et je n’ étais pas le seul car tout le monde rêvait de cette réplique dans le dépliant 3P qui circulait dans les cours de récrés, à l’ époque ou les répliques étaient vendus une fortune en magasin de Jeux vidéos, de modélisme ou en armurerie!

C’ était bien évidemment avant que la loi de 1999 ne régisse plus strictement l’ accès au répliques d’ armes aux personnes mineurs, mais mes parents n’ avaient pas besoin de cela pour être réticents à ce que je possède ce genre de jouets… 😀 Mais je les en remercie, car cette frustration de jeunesse explique sans doute la passion que j’ éprouve toujours à ce jour pour l’ airsoft… 😉

Dans ce fameux dépliant, au milieu de ce foisonnement de répliques de pistolets spring full plastic, et de quelques répliques gaz et électriques complètement inaccessibles car bien trop chères et peu disponibles en magasin, cette réplique de 1911 A1 Springfield Armory customisé par Jim Boland était LA réplique spring « deluxe » du catalogue, avec ses variantes Nastoff et Centimeter. Et ce grâce à leurs looks uniques de flingues customs, mais également car elles étaient décrites comme full metal (plastique avec parties métal en réalité, nous le verrons plus en détails plus loin dans l’article), et grâce à la présence d’un arrêtoir de culasse fonctionnel (la classe ultime pour un spring!).

Tout ça pour dire que j’ ai eu la chance, 20 ans après, de mettre la main sur ce flingue pour une bouchée de pain, dans sa version « Luxury configuration » quasi- complète de surcroit, car ne manquent (assez logiquement) que les 1000 billes initialement fournies avec cette version.

Allez, petite review pour les nostalgiques comme moi 😉

 

Présentation

Ce kit « Luxury configuration », vendu 769 francs comme l’ indique encore l’ étiquette sur la mallette (environ 120€ pour un spring, soit le prix d’ un gbb de nos jour… Autant dire une fortune pour l’ époque!) comprend:

  • La réplique;
  • Ses 2 chargeurs (3 ici car l’ ancien proprio m’ a refilé un chargeur noir supplémentaire qui trainait chez lui);
  • La « de luxe » carrying case.

Sont également inclus dans la mallette, planqués sous la mousse:

  • 2 modes d’ emplois: l’ un anglais, l’ autre chinois;
  • Un bon de garantie;
  • deux cibles papier.

Et nous trouvons également un « plunger tube » (tube plongeur en français) de 1911 classique supplémentaire, à installer en lieu et place du modèle Pachmayr servant de « protège pouce » pour droitier (thumb shield) installé d’origine.

KWC Jim Boland spare part plunger tube pachmayr thumb shield1

 

Externe:

KWC Jim Boland Deluxe case1

Contrairement à ce que laissait entendre le marketing de l’ époque, la réplique n’ est pas « Full metal »: la carcasse, la culasse, le bouton d’ éjection du chargeur et les fausses plaquettes bois sont en plastique. Mais la plupart des autres pièces sont effectivement en métal, moulé (très légèrement aimanté mais certainement pas de l’acier, sans doute du Zamak « die cast » vu le poids?). Ces pièces métal sont reconnaissables car elles présentent un aspect rugueux contrairement aux pièces plastiques plus lisses.

Les chargeurs eux aussi sont en métal (150 gr), tout cela confère à la réplique un poids plutôt convaincant pour un spring de cette époque: près de 780 grammes à vide!

Le chargeur peut emporter 12 billes, comme beaucoup de spring de cette génération.

Les marquages sont très bien réalisés pour une réplique spring, les inscriptions « KWC made in Taïwan » restent relativement discrètes.

De loin, les fausses plaquettes bois font illusion. Un peu trop brillantes et orangées pour être convaincantes de près, bien que les petits inserts métalliques au niveau des vis de fixation aient de la gueule.

 

Interne

Quand je l’ ai récupérée, la réplique souffrait toutefois d’ un petit soucis d’ accroche du piston assez aléatoire. Il arrivait régulièrement que le coup parte seul lors du retour en avant de la culasse.

J’ ai donc dû mettre les mains dans la mécanique: Bien qu’ une bonne partie de l’interne de la réplique soit également en métal, l’ ensemble de gâchettes (sears) du bloc détente étaient tout de même légèrement usées par le temps, et avaient tendance à relâcher le piston au moindre à- coup lors du retour en avant de la culasse sous la pression du piston compressé.

Hop, démontage. Le but? mette un coup de lime pour redonner de l’ angle et de l’ accroche au gâchettes.

On en profite pour nettoyer 20 ans de crasse, on effectue un re- graissage à la graisse lithium, remontage, et c’ est reparti comme au premier jour!

 

Tests de tir:

Cette réplique avait à l’ époque la réputation de taper trèèèès fort. Voyons ce qu’ il en est…

Sur 5 tirs à la 0.2g, entre 206 et 226 fps mesurés, soit de 0.39 à 0.47 J! Et chose intéressante, seulement entre 190fps et 206 fps (0.34 J à 0.39 J) une fois le canon dégraissé/ décrassé! Désolé de casser le mythe…  Il semblerait que la puissance supposée de cette gamme de répliques tenais plus du fantasme d’ado ^^

Sans parler que, la réplique étant dépourvue de hop up, la portée est mauvaise tout comme la précision: un gros 10m a peu près tendu pour une dispersion de la taille d’une feuille A3, et une bille qui touche le sol à 15m à tout casser.

En 0.12g, c’ est encore plus folklorique: entre 255 fps et 285 fps (0.36 J à 0.45 J), une précision et une portée complètement merdique.

Allez, on tente la 0.25g… on est nettement plus constant niveau FPS (coup de chance?), avec une variation entre 160 et 165 fps ( entre 0.3 et 0.32 J). Pas de Joules Creep ^^, et on ne peux pas dire que la portée/précision aient beaucoup évolué.

Bon, l’ age n’ aide peut- être pas, mais on est finalement assez cohérent avec les 0.4~ 0.5 J annoncés sur les autres répliques spring de cette époque.

Comme je l’ ai souligné, le canon était bien gras d’ origine, je pensais que cela pouvait expliquer la puissance assez faible. Mais c’ est encore pire une fois nettoyé, ce n’ était donc pas la crasse qui freine la bille, au contraire… Je me demande justement si je n’ ai pas trouvé ici la raison pour laquelle les notices de ces anciennes répliques indiquaient souvent qu’ il était nécessaire de pulvériser de l’ huile silicone dans le canon: cela augmentait sans doute l’ étanchéité dans ces répliques dépourvu de hop up (en formant un film autour de la bille empêchant les fuites d’ air entre la bille et le canon?), faisant grimper la puissance développée. Quelqu’ un pour confirmer?

KWC spring airsoft gun manual
Cette recommandation n’ est peut- être pas si stupide que ça…

C’est interessant mais je ne suis pas sûr que cela mérite des tests plus poussés…

Car, bien sûr, cela est devenu complétement contre- productif dans le cas des répliques avec hop up (ca existe encore les répliques sans hop up?!): avec un hop up, l’ énergie développée n’ est plus le facteur prédominant pour l’ augmentation de la portée de la réplique, l’ ajout de graisse nuisant au contraire complètement à l’ effet Magnus, qui lui est primordiale.

Merci aux courageux qui auront lu jusque là, je vous laisse tranquille, j’ ai fini mon pavé sur une réplique qui n’ intéressera peut- être que moi! Je retourne tirer dans une boite à chaussure transformé en cible, comme un gosse ^^

 

-kC-

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